128 000 millionnaires sur le départ, c’est l’équivalent d’une ville moyenne qui plie bagage en une seule année. Ce n’est pas une épidémie, ni un exil politique, mais la réalité crue de la mobilité des grandes fortunes en 2025, d’après les prévisions du cabinet Henley & Partners. Premier sur la liste des départs, le Royaume-Uni s’apprête à voir 6 500 de ses résidents les plus fortunés prendre le large. L’Australie, Singapour ou encore les Émirats arabes unis, eux, se préparent à les accueillir, renforçant leur statut de refuges pour capitaux volatils.
La migration des grands patrimoines ne se contente plus de modifier quelques lignes dans les rapports économiques. Elle redistribue les cartes à une vitesse inédite. Fiscalité, sécurité, qualité de vie : ces critères, qui étaient autrefois secondaires pour certains, sont devenus des leviers puissants, capables de faire vaciller des décennies d’équilibre dans les classements mondiaux de richesse.
Migrations des millionnaires en 2025 : chiffres clés et dynamiques mondiales
Regarder les flux de capitaux privés, c’est lire une carte du monde en mouvement. En 2025, plus de 128 000 millionnaires devraient changer de pays : derrière cette statistique, une dynamique qui secoue la hiérarchie des nations les plus riches. Les analyses de Henley & Partners montrent une redistribution rapide des pôles de fortune mondiale. Le Royaume-Uni, qui fut longtemps un aimant pour les grandes fortunes, enregistre une fuite historique de 6 500 de ses millionnaires. La France, elle aussi, assiste à des départs significatifs, tandis que l’Australie, Singapour et les Émirats arabes unis attirent de nouveaux résidents fortunés.
La concentration de richesses s’opère désormais dans des zones qui conjuguent avantages fiscaux, stabilité politique et qualité de vie. Ce n’est plus seulement une question de préserver son patrimoine : les plus aisés reconfigurent les réseaux mondiaux du pouvoir financier. La population mondiale des millionnaires se déplace, et avec elle, la structure même du classement des pays les plus riches se trouve bousculée.
Voici trois tendances marquantes qui se dégagent :
- Le Royaume-Uni fait face à un exode massif, ce qui impacte directement ses revenus fiscaux.
- L’Australie s’impose comme destination de choix, forte de sa stabilité et de son attractivité pour les grandes fortunes.
- Singapour et les Émirats arabes unis confirment leur statut de nouveaux pôles pour les capitaux privés.
Les écarts de patrimoine atteignent des sommets : quelques figures comme Jeff Bezos ou Bernard Arnault cumulent des avoirs de plus de 200 milliards de dollars. Résultat, la fracture sociale s’intensifie : même au sommet du classement mondial, la pauvreté ne recule pas. La France, régulièrement citée parmi les plus riches du monde, voit sa fiscalité remise en cause par ceux qui possèdent les plus gros portefeuilles.
Quels bouleversements pour les classements des pays les plus riches en 2026 ? Analyse des causes et des conséquences économiques
En 2026, les classements des pays les plus riches sont en pleine mutation. Les transferts de capitaux et la mobilité croissante des hauts revenus redessinent la carte de la fortune. Démographie, fiscalité, attractivité des villes mondiales : ces facteurs déterminent qui grimpe ou descend dans les palmarès internationaux. Paris, symbole du prestige français, voit s’étioler son vivier de grandes fortunes, tandis que Singapour ou Dubaï recueillent les nouveaux hauts revenus.
L’observatoire des inégalités dévoile un basculement du centre de gravité économique. Certains pays asiatiques enregistrent une nette progression du niveau de vie, alors que des économies établies comme la France ou le Royaume-Uni peinent à garder leurs élites financières. Derrière ces mouvements, c’est tout l’écosystème de l’emploi qualifié, de l’investissement et du marché du luxe qui suit la tendance.
Trois éléments clés illustrent cette nouvelle donne :
- Des milliardaires et dirigeants de grands groupes, comme ceux de LVMH, déplacent leur siège social ou leur patrimoine, modifiant l’équilibre national.
- La progression de la part des femmes parmi les hauts revenus reste timide, la fracture entre les sexes demeure sensible à ces niveaux.
- L’écart des niveaux de vie s’intensifie, et les mécanismes de redistribution montrent leurs limites.
L’exemple de Bernard Arnault parle de lui-même : véritable figure de proue de la réussite française, il incarne cette concentration extrême de richesse. Lorsque quelques noms pèsent des centaines de milliards, le classement mondial devient particulièrement instable. Un seul départ ou une seule arrivée suffit, désormais, à faire basculer la position d’un pays dans la hiérarchie globale.
Les classements s’agitent, les fortunes voyagent, mais dans le grand bal des chiffres, une question demeure : qui détiendra demain la clé des nouveaux centres de gravité économique ?


