Les formations incontournables pour débuter une carrière en finance

Êtes-vous à l’aise avec les numéros et profitez du contact ? Peut-être que le boulot du banquier est pour toi.

En choisissant un cursus mêlant théorie et pratique en alternance, les opportunités s’ouvrent rapidement : conseiller auprès des particuliers ou banquier d’affaires en lien direct avec des entrepreneurs et professionnels. La finance accueille des profils variés, et ses portes ne restent jamais closes longtemps pour ceux qui s’y investissent.

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Didier, Laurence et Franck, trois banquiers à l’expérience affirmée, racontent leur quotidien, partagent les réalités du métier et lèvent le voile sur une profession qui ne connaît pas la crise.

Vous trouverez plus bas des informations concrètes sur le parcours pour devenir banquier, les formations à privilégier et la rémunération à laquelle prétendre dans ce secteur.

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Quel est le commerce d’un banquier ?

Didier : En tant que banquier pour les professionnels, mon quotidien s’articule autour du développement d’un portefeuille de clients entreprises. Cela passe par la prospection de nouveaux partenaires et la gestion sur-mesure de dossiers de PME, commerçants, artisans ou professions libérales. Chaque dossier est une nouvelle histoire à construire.

Laurence : Je m’occupe d’une clientèle de particuliers. J’accompagne ceux qui souhaitent emprunter, placer ou sécuriser leur épargne. Le conseil personnalisé, c’est la base du métier.

Franck : Ma journée commence à l’accueil de l’agence. Entre la remise de cartes bancaires et de chéquiers, la prise de rendez-vous et l’orientation des clients, je suis le premier maillon de la relation bancaire. Être utile au quotidien, c’est ça qui m’anime.

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre travail ?

Didier : Le contact humain occupe une place centrale. Chaque client, avec sa propre activité, amène des besoins différents. C’est stimulant de s’adapter, d’apprendre en permanence sur les évolutions de chaque secteur.

Laurence : Aucun projet ne se ressemble. Quand un client revient, sourire aux lèvres, après avoir concrétisé l’achat de sa maison, on réalise l’impact positif que l’on peut avoir sur une vie.

Franck : Des habitués qui s’arrêtent chaque matin, des relations de confiance qui se tissent… Certains clients deviennent presque des proches. Cette proximité donne du sens à la routine.

Qu’est-ce qui vous plaît le moins dans votre travail ?

Didier : La charge administrative et réglementaire peut devenir lourde, surtout sans soutien d’un secrétariat. La pression des clients pour des réponses immédiates, la nécessité de toujours maîtriser des produits en évolution constante avec le numérique… Tout cela ajoute parfois de la tension.

Laurence : On se retrouve régulièrement à proposer des offres qui dépassent le simple service bancaire, comme des forfaits téléphoniques. Ce n’est pas ce que je préfère.

Franck : Il y a aussi ces clients qui se croient tout permis dès qu’ils franchissent la porte, et qui n’hésitent pas à hausser le ton pour un simple retard de chéquier. Ce genre de comportements, ça use.

Quelles sont les qualifications requises pour exercer cette profession ?

Didier : Aimer le commerce, aller vers l’autre, savoir évaluer les risques humains et financiers, rester disponible et organisé… Voilà ce qui fait la différence. L’analyse et la réactivité sont des alliés précieux.

Laurence : La profession demande un vrai sens du relationnel, de la méthode, et la capacité à proposer des solutions adaptées à chaque profil.

Franck : Pour moi, tout repose sur l’organisation et cette envie sincère d’être au contact des clients, jour après jour.

Quelle est la formation pour devenir un banquier ?

L’accès au métier se fait généralement via un BTS Banque, ouvert à de nombreux profils. Poursuivre en licence professionnelle ou en master permet d’aller plus loin, notamment pour ceux qui visent des fonctions spécialisées comme le commerce international. Les banques apprécient particulièrement les parcours en alternance, qui marient immersion sur le terrain et apprentissage académique.

Y a-t-il un concours de banquiers ?

Aucun concours n’est imposé pour intégrer la profession. Toutefois, il existe des formations internes, notamment via le CFPB (Centre de Formation de la Profession Bancaire), qui permettent d’évoluer et de se perfectionner tout au long de sa carrière.

Y a-t-il des écoles de banquiers ?

Après le BTS Banque, il est possible d’intégrer un I.U.P, un I.E.P ou de poursuivre jusqu’en master. Ce parcours universitaire donne accès à un niveau Bac+5 et facilite l’accès à des postes à responsabilités dès l’entrée dans la vie active.

Quel salaire et combien gagne un banquier ?

La rémunération varie selon l’expérience et la fonction occupée. Un débutant peut compter sur un salaire brut mensuel autour de 1700 €. En progressant dans la grille, il est possible d’atteindre 3400 € bruts par mois, voire davantage pour certains profils spécialisés ou évoluant en gestion de fortune.

Quels conseils donneriez-vous aux personnes qui souhaitent exercer ce travail ?

Didier : Ce métier forme une très bonne base pour rebondir vers d’autres domaines. Les connaissances acquises sur la diversité des professions et la gestion des relations sont de vrais atouts pour la suite.

Laurence : Maîtriser plusieurs langues ouvre des portes, notamment si vous souhaitez vous orienter vers l’international.

Franck : Privilégiez l’alternance, c’est la meilleure voie pour mettre un pied dans une banque et être rapidement opérationnel. Beaucoup de recrutements se font ainsi.

Au fond, démarrer en finance, c’est accepter d’entrer dans un univers mouvant, où la routine n’existe pas. Ceux qui cherchent l’action, le contact et la progression y trouveront matière à construire leur trajectoire.

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