Métier d’avenir : tout savoir sur les métiers de la banque

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Départ à la retraite, essor exponentiel du numérique, le recrutement est au cœur du secteur de la banque.

Des profils variés

Le niveau de qualification recherché par les banques a fortement augmenté dans les offres d’emploi Banque. Désormais, dans 90% des cas, le niveau bac+2 est demandé à minima. Selon le type de clientèle visé, le brevet de technicien supérieur (BTS) offre deux solutions :

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  • le conseiller clientèle, qui consiste à commercialiser l’offre des produits et des services bancaires. Ce professionnel a également pour mission d’informer et de conseiller les consommateurs dont il a la charge, mais aussi de prospecter les nouveaux clients ;
  • le marché des professionnels.

Des métiers de fusion banque/assurance

Il existe d’autres certifications professionnelles que l’on associe au développement des compétences dans le secteur de la banque. Il s’agit entre autres de disposer de certaines connaissances en matière d’assurance. Cela permet au profil d’ouvrir ses champs de possibilité, aussi bien dans une banque que dans un établissement financier. Généralement, il doit pouvoir commercialiser les produits proposés par ces organismes, notamment en matière financier, de prévoyance, d’assurance et bancaires.

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Cette fusion est accessible aux certifications de niveau bac+3 et +4.

Les formations en alternance, une alternative efficace

Le secteur bancaire figure parmi ceux qui recrutent beaucoup en alternance. C’est une occasion pour les établissements de « mettre à essai » les alternants avant de leur proposer un contrat à durée indéterminée. Pour l’alternant, c’est une occasion de gagner en ancienneté, un critère non-négligeable dans l’évolution de carrière.

La révolution numérique et les banques

Presque tous les secteurs se voient muter par la forte pression exercée par les nouveaux acteurs de la digitalisation. Les GAFA – Google, Apple, Facebook et Amazon– influencent et modifient les modes de communication, et indirectement les comportements des consommateurs. C’est alors que de nouvelles formes de business débarquent sur le marché de la finance, appelées Fintech. Ces entités se basent sur l’informatique dématérialisée ainsi que sur l’exploitation des technologies mobiles dans le déploiement des services financiers : crédit, moyens de paiement, gestion de patrimoine, affacturage…

Les établissements bancaires s’adaptent alors à ces changements, en proposant de nouveaux métiers dans le numérique, dont l’UX manager, le web marketer, le data analyst, le data scientist ou encore le social media manager. A noter que ces métiers sont accessibles via un bac+4/5. Outre le diplôme, ces postes exigent un certain goût pour le numérique ainsi qu’une première expérience dans la banque.

Focus sur un nouveau métier : analyste Know Your Customer (KYC)

Ce métier est né de la nécessité de lutter contre le blanchiment des capitaux. L’analyste Know Your Customer (KYC) possède bien des appellations, dont analyste de crédits et de risques bancaires, gestionnaire risques bancaires, analyste prêts bancaires ou chargé d’études crédits bancaires. Poste de cadre, on le retrouve aussi bien dans les établissements bancaires que dans les organismes de prêt.

Sa principale mission consiste à l’identification du bénéficiaire effectif dans un contrat. Cette tâche peut s’avérer complexe dans le cas où l’établissement demandeur dépend d’un groupe de sociétés. Pour obtenir des résultats, le professionnel doit effectuer des recherches complémentaires, selon le niveau de risque.

Il examine la demande de prêt ainsi que la solvabilité des demandeurs, mais aussi la gestion des risques selon chaque profil. C’est à partir de ses observations et de sa projection sur la durée du contrat que le professionnel indique sa réponse au directeur financier, qui va valider ou non sa décision.

Suite à son analyse, son établissement refuse ou accorde les demandes de prêt venant des particuliers ou des collectivités.

Pour la rémunération, l’analyste KYC figure parmi les cadres des opérations bancaires. Ceux-là gagnent en salaire annuel plus de 70 000 euros brut. Pour exercer cette profession, il faut impérativement être titulaire d’un master dans le domaine de la finance ou de la banque. Généralement, l’Institut national de la banque propose une formation continue.

Voici quelques exemples de formations pour accéder à ce poste :

  • Master 2 en contrôle des risques bancaires, sécurité financière et conformité ;
  • Master 2 en juriste financier ;
  • Master 2 en prévention des fraudes et du blanchiment de l’Ecole de management ;
  • Master 2 en droit pénal financier.